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  1. Analyse économique  des performances organo-leptiques de la transformation et conservation des feuilles de manioc en commune Ngozi (Février 2026)

RESUME

La feuille de manioc constitue un aliment traditionnel majeur au Burundi, jouant un rôle central dans la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages ruraux et urbains. Riche en protéines végétales, vitamines et minéraux, elle demeure cependant fortement périssable, ce qui entraîne d’importantes pertes post-récolte, particulièrement en période d’abondance. La transformation et la conservation apparaissent dès lors comme des stratégies essentielles pour prolonger la durée de conservation, réduire les pertes, améliorer la valeur ajoutée et renforcer les revenus des producteurs et transformateurs. Toutefois, peu d’études ont analysé de manière intégrée les performances économiques et organoleptiques des différentes méthodes de transformation des feuilles de manioc dans le contexte burundais, notamment en commune de Ngozi.

Cette étude vise à analyser les performances économiques et organoleptiques des différentes méthodes de transformation et de conservation des feuilles de manioc en commune de Ngozi, afin d’identifier les procédés les plus rentables et les plus acceptables par les consommateurs. Plus spécifiquement, elle cherche à comparer la qualité organoleptique selon les modes de séchage (au soleil et à l’ombre) et les durées de conservation (15, 30 et 60 jours), à estimer les coûts de transformation, à calculer les marges bénéficiaires et la valeur ajoutée générée, et à proposer des recommandations techniques et économiques adaptées aux acteurs locaux.

La méthodologie adoptée repose sur une analyse documentaire, une expérimentation en blocs aléatoires complets comprenant sept traitements et une analyse statistique et économique. Les traitements combinent deux modes de séchage et trois durées de conservation, avec un témoin constitué de feuilles fraîches broyées. Une évaluation sensorielle a été réalisée par un panel local de 31 dégustateurs à l’aide de fiches structurées. Les données ont été analysées à l’aide d’une ANOVA à deux facteurs afin d’évaluer l’effet du mode de séchage, de la durée de conservation et de leur interaction sur la qualité organoleptique. L’analyse économique a permis d’estimer les coûts de production, les recettes, les marges bénéficiaires, le profit net et la valeur ajoutée.

Les résultats montrent que les dégustateurs sont majoritairement des femmes (54,8 %), des personnes mariées (67,7 %), ayant un niveau universitaire (61,3 %), avec un âge moyen de 34,48 ± 7,95 ans. Les scores moyens d’appréciation organoleptique varient entre 7,41 et 7,72, traduisant une acceptabilité globale élevée de l’ensemble des traitements. L’analyse de variance révèle l’absence de différences significatives entre les traitements selon le mode de séchage (p = 0,727), la durée de conservation (p = 0,561) et leur interaction (p = 0,794). De même, aucune différence significative n’a été observée selon le genre des dégustateurs (p = 0,789), indiquant une acceptabilité universelle du produit.

Sur le plan économique, l’étude met en évidence que la transformation et la conservation des feuilles de manioc génèrent une valeur ajoutée positive, avec des marges bénéficiaires supérieures à celles obtenues par la vente à l’état frais. Les traitements T1 (Séchage au soleil  avec une durée de conservation de 60 jours et T2 (séchage à l’ombre avec une durée de conservation de 60 jours) avaient  affiché des rentabilités financière et économique de 13.086.333 BIF et 1311033 BIF respectivement pour T1 et T2 avec des ratios de 5,5 pour T1 et 5,24 pour T2 contre le Témoin (T7= feuilles de manioc transformées le même jour) affichant une rentabilité de 1.920.667 BIF avec un ratio de 1,62. Les méthodes associant un séchage au soleil et à l’ombre avec une durée de conservation longue (60 jours) se révèlent les plus rentables, confirmant le fort potentiel économique du sombe transformé. Cette activité constitue ainsi une opportunité viable pour améliorer les revenus des ménages, réduire les pertes post-récolte et renforcer la sécurité alimentaire locale.

En conclusion, cette étude démontre que les différentes méthodes de transformation et de conservation des feuilles de manioc testées en commune de Ngozi permettent de préserver une bonne qualité organoleptique tout en assurant une rentabilité économique satisfaisante. Elle recommande la vulgarisation des techniques de séchage amélioré, le renforcement des capacités des producteurs et transformateurs, l’amélioration des systèmes d’emballage et de stockage, ainsi que le soutien institutionnel à la valorisation durable de la filière des feuilles de manioc au Burundi.

Mots clés : Feuilles de manioc ; Pertes post-récolte ; Transformation et conservation ; Méthodes de séchage ; Évaluation sensorielle ; Performance économique ; Création de valeur ajoutée ; Commune de Ngozi ; Burundi.

ABSTRACT

Cassava leaves constitute a major traditional food in Burundi, playing a central role in the food and nutritional security of both rural and urban households. Rich in plant proteins, vitamins, and minerals, they are nevertheless highly perishable, leading to significant post-harvest losses, particularly during periods of surplus production. Processing and preservation therefore emerge as essential strategies to extend shelf life, reduce losses, enhance value addition, and strengthen the incomes of producers and processors. However, few studies have comprehensively analyzed the economic and organoleptic performance of different cassava leaf processing methods within the Burundian context, particularly in Ngozi Commune.

This study aimed to analyze the economic and organoleptic performance of different cassava leaf processing and preservation methods in Ngozi Commune, in order to identify the most profitable and consumer-acceptable techniques. Specifically, it sought to compare organoleptic quality according to drying methods (sun-drying and shade-drying) and storage durations (15, 30, and 60 days), estimate processing costs, calculate profit margins and value added, and formulate technical and economic recommendations tailored to local stakeholders.

The methodology combined a literature review with a field experiment arranged in a randomized complete block design (RCBD) comprising seven treatments, followed by statistical and economic analyses. The treatments included two drying methods and three storage durations, with a control consisting of freshly processed cassava leaves. Sensory evaluation was conducted by a local panel of 31 assessors using structured evaluation sheets. Data were analyzed using a two-factor analysis of variance (ANOVA) to assess the effects of drying method, storage duration, and their interaction on organoleptic quality. Economic analysis estimated production costs, revenues, gross margins, net profit, and value added.

The results indicate that the panelists were predominantly women (54.8%), married (67.7%), university educated (61.3%), with a mean age of 34.48 ± 7.95 years. The mean organoleptic scores ranged from 7.41 to 7.72, indicating high overall acceptability across all treatments. The ANOVA revealed no significant differences among treatments with respect to drying method (p = 0.727), storage duration (p = 0.561), or their interaction (p = 0.794). Similarly, no significant differences were observed according to panelists’ gender (p = 0.789), indicating broad consumer acceptability.

From an economic perspective, the study demonstrates that processing and preservation of cassava leaves generate positive value addition, with profit margins exceeding those obtained from selling the product fresh. Treatment T1 (sun-drying with 60 days of storage) and Treatment T2 (shade-drying with 60 days of storage) exhibited the highest financial and economic profitability, reaching 13, 086,333 BIF and 1, 311,033 BIF, respectively, with profitability ratios of 5.5 for T1 and 5.24 for T2. In comparison, the control treatment (T7 = cassava leaves processed and sold the same day) showed a profitability of 1, 920,667 BIF with a ratio of 1.62. Methods combining drying (sun or shade) with longer storage duration (60 days) proved to be the most profitable, confirming the strong economic potential of processed cassava leaves (sombe). This activity thus represents a viable opportunity to improve household incomes, reduce post-harvest losses, and enhance local food security.

In conclusion, this study demonstrates that the tested cassava leaf processing and preservation methods in Ngozi Commune maintain satisfactory organoleptic quality while ensuring attractive economic returns. It recommends scaling up improved drying techniques, strengthening the capacities of producers and processors, improving packaging and storage systems, and providing institutional support for the sustainable development and valorization of the cassava leaf value chain in Burundi.

Key words : Cassava leaves; Post-harvest losses; Processing and preservation; Drying methods; Sensory evaluation; Economic performance; Value addition; Ngozi Commune; Burundi.

2. Etude de l’accessibilité aux soins de santé des habitants de District Sanitaire  de Mpanda, Burundi (2026)

    L’accès aux soins de santé est un droit fondamental, mais dans de nombreuses régions du monde, notamment en Afrique subsaharienne, des disparités persistent. Le district sanitaire de Mpanda, au Burundi, fait face à des défis majeurs en matière d’accessibilité aux services de santé, affectant la qualité de vie de ses habitants. Cette étude vise à analyser les facteurs limitant l’accès aux soins dans cette région.  L’objectif principal de cette recherche est d’évaluer l’accessibilité aux soins de santé pour les populations du district de Mpanda, en identifiant les obstacles géographiques, économiques, socioculturels et organisationnels qui entravent leur recours aux structures sanitaires. Une approche quantitative a été utilisée, incluant des enquêtes auprès des ménages pour recueillir des données sur les difficultés d’accès. L’étude a révélé que l’accessibilité aux soins dans le district de Mpanda est limitée par :  les barrières géographiques comme l’éloignement des centres de santé, mauvaise qualité des routes; les contraintes économiques comme le coût des soins, pauvreté des ménages ; les facteurs socioculturels come la méfiance envers la médecine moderne, préférence pour les tradipraticiens et les facteurs organisationnels comme manque de personnel qualifié, pénurie de médicaments, … En confirmant l’hypothèse d’un accès limité aux soins, cette étude a proposé des pistes d’amélioration, telles que le renforcement des structures locales, des politiques de subvention des soins et des campagnes de sensibilisation. Les résultats orienteront les décideurs publics et les ONG dans la mise en œuvre de stratégies adaptées pour une couverture sanitaire universelle dans la région. 

    Mots clés : Accessibilité, soins de santé, District Sanitaire de Mpanda, Burundi

    ABSTRACT

    Access to healthcare is a fundamental right, yet in many regions of the world, particularly in sub-Saharan Africa, disparities persist. The Mpanda health district in Burundi faces major challenges regarding accessibility to health services, affecting the quality of life of its inhabitants. This study aims to analyze the factors limiting access to care in this region. The main objective of this research is to assess the accessibility of healthcare for the populations of the Mpanda district, by identifying the geographical, economic, sociocultural, and organizational barriers that hinder their use of health facilities. A quantitative approach was used, including household surveys to collect data on access difficulties. The study revealed that accessibility to care in the Mpanda district is limited by: geographical barriers such as the distance to health centers and poor road quality; economic constraints such as the cost of care and household poverty; sociocultural factors such as distrust of modern medicine and a preference for traditional healers; and organizational factors such as a lack of qualified personnel and shortages of medicine. By confirming the hypothesis of limited access to care, this study proposed avenues for improvement, such as strengthening local structures, care subsidy policies, and awareness campaigns. The findings will guide public decision-makers and NGOs in implementing tailored strategies for universal health coverage in the region.

    Keywords: Accessibility, health care, Mpanda Health District, Burundi.

    3. Analyse des determinants de la malnutrition chez les enfants de 6 à 59 mois dans la Zone de Santé de Ruzizi au Sud-Kivu, RD Congo (Mars 2026)

    RESUME

    Cette étude a été menée dans la zone de santé de Ruzizi, située dans le territoire d’Uvira, province du Sud-Kivu (RDC), afin d’analyser les déterminants de la malnutrition chez les enfants âgés de 6 à 59 mois. L’enquête a concerné six aires de santé sur les vingt-six que compte la zone. Un échantillon en grappe à plusieurs degrés composés de 258 ménages a été choisi. L’étude s’inscrit dans une approche transversale à visée descriptive et analytique, mobilisant des méthodes quantitatives et qualitatives. L’analyse de l’état nutritionnel a reposé sur les indices anthropométriques standards (émaciation, retard de croissance et insuffisance pondérale), complétés par l’indice composite d’anthropométrie totale (CIAT), permettant d’appréhender à la fois la prévalence spécifique et la charge globale de la malnutrition.

    Les résultats indiquent que la malnutrition infantile demeure un problème majeur de santé publique à Ruzizi. Les prévalences observées sont élevées : 10,85 % pour l’émaciation, 34,50 % pour le retard de croissance et 17,44 % pour l’insuffisance pondérale, avec des proportions non négligeables de formes sévères. L’analyse par le CIAT révèle que 43,02 % des enfants présentent au moins une forme de malnutrition, mettant en évidence un chevauchement important des déficits anthropométriques. La présence d’œdèmes bilatéraux chez certains enfants confirme l’existence de formes cliniques graves, traduisant un risque accru de complications et de mortalité.

    L’analyse multivariée identifie plusieurs déterminants indépendants de la malnutrition, notamment la maladie récente de l’enfant, le faible niveau d’instruction maternelle, les conditions d’hygiène et d’assainissement (WASH), ainsi que la structure du régime alimentaire. À l’inverse, certains facteurs socio-économiques classiques et plusieurs variables sanitaires ou nutritionnelles perdent leur significativité après ajustement, suggérant des effets médiatisés par des déterminants plus proximaux. Les performances statistiques du modèle final indiquent un bon ajustement et une excellente capacité de discrimination.

    La malnutrition infantile dans la zone de santé de Ruzizi résulte d’une interaction complexe de facteurs sanitaires, éducatifs, environnementaux et alimentaires. Ces résultats plaident pour des interventions intégrées et multisectorielles et constituent une base scientifique pertinente pour orienter les politiques et stratégies de prévention et de prise en charge de la malnutrition infantile dans ce contexte.

    Mots clés: Analyse, Déterminants et malnutrition infantile

    ABSTRACT

    This study was conducted in the Ruzizi Health Zone, located in Uvira Territory, South Kivu Province, Democratic Republic of Congo (DRC), with the aim of analyzing the determinants of malnutrition among children aged 6 to 59 months. The survey covered six health areas out of the twenty-six comprising the health zone. A multistage cluster sample of 258 households was selected. The study adopted a cross-sectional descriptive and analytical design, combining quantitative and qualitative approaches. Nutritional status was assessed using standard anthropometric indices – wasting, stunting, and underweight – supplemented by the Composite Index of Total Anthropometry (CITA), which allows the assessment of both specific prevalence and the overall burden of malnutrition.

    The findings indicate that child malnutrition remains a major public health concern in the Ruzizi Health Zone. High prevalence rates were observed, with wasting affecting 10.85% of children, stunting 34.50%, and underweight 17.44%, including substantial proportions of severe forms. Analysis using the CITA shows that 43.02% of children were classified as malnourished, highlighting a significant overlap of anthropometric deficits. The presence of bilateral edema among some children confirms the existence of severe clinical forms of acute malnutrition, indicating an increased risk of complications and mortality.

    Multivariate analysis identified several independent determinants of malnutrition, including recent childhood illness, low maternal education level, poor water, sanitation and hygiene (WASH) conditions, and dietary structure. In contrast, some conventional socioeconomic factors and several health or nutrition-related variables lost statistical significance after adjustment, suggesting that their effects were mediated by more proximal determinants. The final model demonstrated good statistical performance, with satisfactory goodness of fit and excellent discriminative ability.

    Child malnutrition in the Ruzizi Health Zone results from a complex interaction of health-related, educational, environmental, and dietary factors. These findings underscore the need for integrated and multisectoral interventions and provide a strong empirical basis for informing policies and strategies aimed at the prevention and management of child malnutrition in this context.

    Keywords: Analysis, Determinants, Child malnutrition

    4. Analyse de la rentabilité de la culture de Chia selon les différents types de fertilisants  et  d’écartements en Commune Ngozi (Novembre 2025)

    RÉSUMÉ

    Le présent mémoire intitulé « Analyse de la rentabilité de la culture du chia selon les différents types de fertilisants et écartements en commune Ngozi », s’inscrit dans une logique de diversification agricole et de recherche de solutions pour améliorer les revenus des producteurs burundais. La culture du chia (Salvia hispanica L.), encore récente au Burundi, suscite un intérêt croissant en raison de sa forte valeur nutritionnelle et économique. Toutefois, les producteurs de la commune Ngozi manquent de références techniques fiables sur les fertilisants et les écartements appropriés, ce qui limite la productivité et la rentabilité de cette culture.

    L’objectif de l’étude est d’analyser la rentabilité de la culture du chia selon les différents types de fertilisants et les écartements en Commune Ngozi. Pour atteindre cet objectif, une étude a été réalisée dans le champ d’expérimentation du CERADER de l’Université de Ngozi, suivant un dispositif factoriel combinant les différents types de fertilisants (minéral, mixte, organique et témoin) et écartements (50 cm x 30 cm, 40 cm x 20 cm et 30 cm x 30 cm). Les données ont été collectées sur des paramètres agronomiques (taux de germination, poids de mille graines et rendement) et économiques (produit brut, consommation intermédiaire, valeur ajoute brut, valeur actuelle nette, coûts totaux de production, bénéfice net et ratio/coût).

    Les principaux résultats trouvés révèlent que le taux de germination moyen des semences de chia utilisés est de 94,38 %, traduisant un bon pouvoir germinatif. En termes de rendement, la fertilisation mixte a permis d’obtenir la production la plus élevée (1 135,57 kg/ha), suivie de la fumure organique (940,80 kg/ha) et de la fumure minérale (742,32 kg/ha), tandis que le témoin sans fertilisation n’a produit que 642,18 kg/ha. Les écartements n’avaient pas induit d’effet significatif sur le rendement de la culture de chia.

    L’analyse économique confirme la rentabilité de la culture du chia selon les combinaisons de fertilisation et d’écartement. Les résultats ont montré que la combinaison optimale entre la fertilisation mixte et l’écartement de 30×30 cm ont donné le bénéfice le plus élevé (61 632 322 ,88 FBU/ha) et le ratio le plus élevé (PB / C) de 8,9 par rapport aux autres types de combinaisons.

    Ces résultats montrent que la culture du chia constitue une opportunité de diversification prometteuse pour les agriculteurs de Ngozi et, plus largement, pour le Burundi. Toutefois, son adoption à grande échelle nécessite un appui en termes de vulgarisation agricole, de disponibilité en intrants et de développement de la chaîne de valeur agricole de chia.

    Mots-clés : Chia (Salvia hispanica L.), fertilisation, écartement, rendement, rentabilité économique, Ngozi.

    ABSTRACT

    This study, entitled « Profitability Analysis of Chia Cultivation According to Different Fertilizer Types and Spacings in Ngozi Commune », aims to support agricultural diversification and improve the incomes of Burundian farmers. Chia (Salvia hispanica L.), a relatively new crop in Burundi, is gaining interest due to its high nutritional and economic value. However, in Ngozi Commune, producers lack technical references regarding optimal fertilization and spacing, which limits productivity and profitability.

    The study was conducted in the experimental field of CERADER at the University of Ngozi, using a factorial design combining four fertilization treatments (mineral, mixed, organic, and control) with three plant spacings (50×30 cm, 40×20 cm, and 30×30 cm). Data were collected on agronomic parameters (germination rate, thousand-seed weight, yield) and economic indicators (gross production, input costs, gross and net value, profit, and cost-benefit ratio).
    Results showed a high average germination rate (94.38%), indicating good seed viability. Mixed fertilization produced the highest yield (1,135.57 kg/ha), followed by organic (940.80 kg/ha) and mineral fertilizers (742.32 kg/ha), with the control yielding the least (642.18 kg/ha). Spacing had no significant effect on yield.

    Economically, the most profitable combination was mixed fertilization with 30×30 cm spacing, generating the highest net profit (61,632,322.88 FBU/ha).

    These findings highlight chia cultivation as a promising diversification opportunity for Ngozi farmers and for Burundi in general. However, successful scaling requires agricultural extension services, access to inputs, and development of the chia value chain.

    Key words: Chia (Salvia hispanica L.), fertilization, spacing, yield, economic profitability, Ngozi.